Journée portes ouvertes au Lycée Le corbusier
26 janvier 2012 | 16 h 30 min
Les chiffres, ce sont ceux que les syndicats ont déjà fait fuiter : 216 suppressions de postes dans le 1 er degré et 196 dans le second degré à la rentrée 2012. Restait à les expliquer, ce que le recteur, a fait, hier, en rappelant qu’ils découlent de la part que l’Alsace doit prendre dans une politique nationale, qui, a-t-elle rappelé, continue toutefois de privilégier les dépenses d’éducation nationale ( «6 % du PIB contre 4,7 % en Allemagne »), tandis que l’académie y était notamment considérée comme « surdotée », pour ce qui est du 1 er degré.
216 emplois en moins, c’est en effet 2,4 % de la dotation accordée à Strasbourg, quand, en moyenne, les académies en « rendent » 1,64 %. En cause, la baisse démographique de 370 élèves (0,22 %) en Alsace, là où, en France métropolitaine, on aura 0,09 % d’élèves en plus, en septembre.
Autre raison : l’équilibre des « contraintes structurelles », entre une dominante urbaine, avec 40 % d’enfants de 2 à 16 ans au km² (21 % en moyenne nationale) mais le pourcentage d’écoles en Zep le plus faible de France (11 % contre 18,5 %) et un taux de chômage et d’allocataires du RSA qui reste inférieur aux moyennes. Comme, en plus, l’académie a un taux d’encadrement des élèves supérieur aux académies de même catégorie, et un nombre moyen d’élèves par classe de 23,25 (23,59 en moyenne nationale), « on est donc en position favorable », conclut Mme Le Pellec Muller.
Cela explique que Strasbourg sera parmi les académies « contributrices » (à l’effort national). Et de manière équitable entre les deux départements — 108 postes supprimés dans chacun —, puisque le Haut-Rhin perd le plus d’élèves (248, contre 122 dans le Bas-Rhin) alors qu’il ne représente que 40 % de l’académie.
Reste qu’à l’intérieur de cet effort, le recteur a pointé tout ce qui serait préservé : l’éducation prioritaire, les petites écoles rurales, qu’ « il ne faut pas fragiliser », le cycle 2, « où se réalise l’apprentissage fondamental de la lecture », le maintien d’une « taille comparable entre classes monolingues et bilingues ». Partout ailleurs, « il y aura une réflexion sur la taille des classes ».
S’il ne faut pas attendre dès maintenant une liste des fermetures, le recteur a, par contre, délimité les périmètres du « schéma d’emploi », en fonction duquel des suppressions de postes seront possibles. D’abord, « dans les brigades de remplacement ». Et ce qui le permet, explique le recteur, c’est qu’en Alsace, « les brigades ne sont pas utilisées de manière pleine et entière », parce que l
l’académie a, en la matière, « un potentiel supérieur à la moyenne nationale », grâce au « faible taux d’absence » de ses personnels.
Ensuite, parce qu’on privilégiera le remplacement des enseignants, partis sur leurs 18 heures de formation annuelles, par des étudiants de master 2. Enfin, on invitera également les enseignants à utiliser la formation à distance, voire le droit individuel à formation, « en dehors du temps scolaire ».
Quant aux réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), le recteur annonce qu’on « re-répartira ces réseaux », tout en engageant la riposte contre ceux qui l’ont accusée d’en risquer la disparition : la difficulté scolaire, rappelle-t-elle, fait l’objet, depuis 2008, d’une aide personnalisée que chaque enseignant consacre, à raison de 60 heures annuelles, aux élèves qui en ont besoin, en classe.
Soit, a calculé le rectorat, l’équivalent de 340 ETP (équivalents temps plein) dans le Bas-Rhin et 235 dans le Haut-Rhin. Les Rased seront donc réservés à « la très grande difficulté scolaire », avec l’objectif d’en maintenir « au moins un par circonscription » et « un de plus pour chaque secteur de l’éducation prioritaire ».
le 25/01/2012 à 05:01 par Textes : Luc MarckComment juger une académie et décider le nombre de postes d’enseignants qui y seront créés ou plutôt supprimés ? Sur les bons résultats de ses élèves aux examens, sur sa capacité d’innovation, d’adaptation au marché du travail ? Détrompez-vous.
Dans son dialogue avec l’administration centrale, l’académie de Strasbourg expérimente la contractualisation avec le ministère de l’Éducation nationale (lire ci-contre) et travaille sur un dossier d’auto-évaluation qui doit lui permettre de finaliser son projet académique jusqu’à l’horizon 2015.
À la rentrée 2012, l’académie rendra 409 postes, dont 216 dans le premier degré, car selon les prévisions du rectorat, les effectifs d’élèves diminueront de 0,22 % (-370 enfants), alors qu’ils augmenteront de 0,09 % au niveau national. Dans le second degré, 193 postes seront supprimés alors que les effectifs d’élèves baisseront de 0,93 %, indique le recteur Armande Le Pellec -Muller.
Mais bien d’autres indicateurs ont conduit à la suppression de 409 postes en Alsace. L’académie de Strasbourg est à dominante urbaine (zone rurale 6,8 % en Alsace 18 % au niveau national), et les contraintes sociales (nombre d’allocataires du RSA, taux de chômage) y sont moindres par rapport au reste de la France.
Le nombre d’élèves par professeur ou le nombre d’élèves par classe répondent à cette même logique comptable qui déterminera l’importance des suppressions de postes dans chaque académie.
Mais dans ses choix académiques, le recteur met également en avant une volonté d’équité qui a conduit le rectorat à supprimer 108 postes du premier degré dans le Haut-Rhin et autant dans le Bas-Rhin. Les regroupements pédagogiques ruraux, les petites écoles rurales ayant un maximum de trois classes ne seront « pas fragilisées » et « l’éducation prioritaire sera privilégiée », assure Armande Le Pellec Muller.
En revanche, de nouveaux postes d’enseignants remplaçants seront supprimés, de même que des postes de personnels hors classe, ainsi dans les réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté. « Un réseau sera maintenu dans chaque circonscription et dans chaque secteur de l’éducation prioritaire », garantit cependant le recteur.
Les lycées professionnels qui devraient compter 1 259 élèves en moins à la rentrée 2012 seront amputés de 100 postes, sur les 193 postes supprimés dans le second degré. Mais pour Armande Le Pellec-Muller, ce n’est que « la fin d’un bourrelet, la fin d’une période pendant laquelle les lycées professionnels accueillaient en même temps des bac pro deux ans et des bac pro trois ans ». Les lycées d’enseignement général et technologique perdront pour leur part 70 postes, mais les établissements qui cumulent les difficultés sociales et scolaires seront mieux dotés, assure le recteur en alignant de nouveaux chiffres. Tout est dans les chiffres, ou presque…
par J.F.C., publié le 25/01/2012 à 05:00COMMUNICATION CONSCIENTE ET NON VIOLENTE
SESSION D’INTRO 1 - Expression et écoute : (Reste 1 place)
Samedi 28 et dimanche 29 janvier 2012 à Froeningue (68) près de Mulhouse
SESSION 2 - Pratique du dialogue :
Samedi 17 et dimanche 18 mars 2012 à Froeningue (68) près de Mulhouse
Renseignements & Inscriptions auprès de Sylvie Braun
CNV à L’UP : Le mois de la Parentalité
ATELIERS – « Un espace pour se dire et s’écouter vraiment dans la relation éducative »
Jeudi 29 mars et lundi 2 avril – 19h à 21h (Code 1584 – 26 Euros)
Renseignements et Inscriptions : UP Mulhouse
CONFERENCES
A la Foire-Eco Bio de Colmar : samedi 19 mai - suivi d’un atelier
A Munster : mardi 29 mai (à confirmer)
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Cycle de 3 soirées (19h à 22h) : les 30 janvier – 17 février et 26 mars à GUEBWILLER
Renseignements auprès de Christiane Jenn Ecrement ou Sylvie Braun – Documentation complète sur simple demande
Inscriptions uniquement auprès de Christiane Jenn Ecrement : 03-89-48-01-42
Une journée : dimanche 5 février à Mulhouse
Renseignements auprès de Christiane Jenn Ecrement ou Sylvie Braun
Inscriptions à l’association « Les Couleurs de la Vie »
Sylvie Braun
L’Art de la Relation, Chemin d’ouverture à soi, à l’autre
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Organisme de formation enregistré sous le numéro 42-68-01525-68 auprès du Préfet de la Région Alsace
Les formations peuvent être prises en charge. Le DIF est un dispositif dont vous pouvez peut-être bénéficier. Pensez-y !
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Depuis 2008, l’association Riposte Verte mène des études thématiques pour alimenter le débat autour des écogestes de bureau. Ces enquêtes pluri-annuelles sont répétées dans le temps afin de suivre l’évolution des pratiques.
Aujourd’hui, nous vous invitons à participer à l’enquête sur la gestion du papier au bureau en répondant à notre questionnaire anonyme (23 questions – 3 min).
Et pour qu’elle soit la plus représentative possible, faites-la suivre au plus grand nombre (collègues, amis, blogs, etc.).
A l’issue de cette consultation, vous pourrez (re)découvrir les résultats de l’Enquête Papier 2010.
Le ministre de l’Education nationale souhaite élargir à tout l’Hexagone le recrutement des professeurs dans ces zones dites difficiles. Pour le moment, les professeurs ne peuvent être enrôlés qu’au sein des Académies. Du fin fond de l’Ariège ou de la Lozère, on pourra donc candidater pour les établissements les plus difficiles de Seine-Saint-Denis, de Marseille ou de Lille. Et pour rendre ces postes attrayants, l’actuel locataire de la rue de Grenelle propose d’assortir la rémunération – déjà agrémentée d’une indemnité annuelle de 1 156 euros - d’une prime au mérite n’excédant pas 2 400 euros.
Mini-révolution
Après les recteurs d’académie et les chefs d’établissement, le principe d’une prime au mérite serait donc applicable aux professeurs dans 325 collèges et lycées labellisés «Eclair» (Ecoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite). Il pourrait s’agir d’un mini-révolution dans un secteur où, jusqu’à maintenant, l’affectation d’un enseignant du public dépend surtout de son ancienneté, sa situation familiale, son concours et son lieu d’habitation. Conséquence et limite du système : les académies les plus favorisées sont très demandées par les professeurs expérimentés (à Paris, les plus de 50 ans sont 46% dans le secondaire, contre 30,9% au niveau national) alors que les établissements les plus difficiles accueillent les débutants et que leurs équipes changent trop vite.
A la rentrée 2011, pour la première expérimentation de cette autonomie de recrutement des enseignants par des chefs d’établissement, les 911 «postes à profil» ouverts ne l’avaient été qu’au sein des académies. Dans certaines comme Lille et Aix-Marseille, le ministère avait d’ailleurs fait face à un manque de candidats, si bien que des contractuels et des jeunes avaient été nommés à certains postes, alors que le dispositif a été conçu pour faire venir des professeurs chevronnés dans ces établissements considérés parmi les plus difficiles du pays.
65% de postes pourvus par des enseignants titulaires
Sur les 911 postes alors vacants, «65% ont été pourvus par des enseignants titulaires dans le cadre du mouvement normal des affectations, spontanément, 25% par des titulaires mais pas dans le mouvement, et 10% par des contractuel», avait expliqué fin 2011 à l’AFP la directrice générale des ressources humaines (DGRH) du ministère, Josette Théophile.
Il y a eu alors «à peine une candidature d’enseignant par poste, on aurait aimé en avoir un peu plus», si bien qu’en 2012 «on va traiter tout le dispositif Eclair de manière interacadémique, non intra-académique, et on espère avoir ainsi un peu plus de candidats», avait-elle ajouté.
L’education au coeur de la présidentielle
Le nombre des postes qui seront mis au recrutement à la rentrée 2012 correspondra aux postes vacants à la fin de l’année scolaire 2011-2012, mais il n’est pas encore connu à ce stade, a-t-on précisé mardi au ministère.
Nul doute que l’éducation et au delà l’affectation des professeurs sera un des enjeux de la future présidentielle. Vendredi en Seine-Saint-Denis, le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, a lui aussi annoncé qu’il voulait changer le «mode d’affectation» des enseignants pour en envoyer des expérimentés dans les établissements difficiles.
Comme vous le savez si nous partageons à l’APEPA les objectifs de l’ensemble des socio professionnels et du recteur afin d’insérer au mieux les jeunes alsaciens dans notre bassin d’emploi, nous ne partageons pas les analyses faites par le rectorat que les DNA reprennent à nouveau dans l’article d’hier et qui laissent croire plusieurs contre vérités.
La première consiste à laisser croire que le système est inefficace dans le temps en citant des taux de 10.5% en primaire, 4% en collège et 2.7% en lycée. En effet dans les sites paritaires, près de 50% des familles font ce choix de la maternelle au collège. Aujourd’hui le taux de déperdition naturel ne dépasse pas 10% si on exclue :
- les démissions dues aux déménagements hors Alsace ou hors secteur bilingue,
- l’orientation vers filières spécialisées les SEGPA, DP6H etc
- et surtout les collèges qui n’ont pas vu arriver leur cohorte d’élèves de primaire….
Deuxièmement il n’existe pas de filière bilingue en lycée en dehors du lycée Kléber de Strasbourg. Les sections ABIBAC sont des filières qui acceptent TOUS les élèves après sélection. Les élèves bilingues sont les principaux candidats mais écartés si leur niveau dans les autres matières que les langues est insuffisant…. On ne peut donc pas comparer le taux d’ABIBAC avec le taux de BILINGUES paritaires.
Troisièmement, comme évoqué dans l’article http://www.dna.fr/education/2012/01/08/huit-heures-d-allemand-c-est-un-retour-en-arriere le système expérimental 6h s’est éteint de lui même comme le système 8h le fera.
Nous ne pouvons pas accepter que les familles soient contraintes à ce système et servent de cobayes sans leur accord.
Le recteur nous a promis que tous (enseignants et familles) seraient volontaires : à 8 mois de la rentrée, nous attendons encore les propositions de sites …..
Nous pensons cependant que l’effort peut se faire sans coûts supplémentaires dans la filière paritaire par :
- le recrutement des enseignants à travers un concours unique avec une mention Allemand
- la continuité des filières dans tous les collèges de secteur (Marckolsheim, Obernai par exemple)
- le déploiement de cet enseignement bilingue en Lycée
Cordialement
Thierry LOTH
Président de l’APEPA
« C’est Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’académiede Strasbourg à l’époque, qui a lancé l’expérimentation des six heures d’allemand au primaire. Il voulait voir ce qui fonctionnerait le mieux », se souvient Daniel Morgen.
On est en 1991 et l’introduction de 13 heures de langue régionale au Pays basque suscitait de la méfiance en Alsace, précise l’inspecteur de l’Éducation nationale.
Dans l’académie de Strasbourg, 1 800 élèves ont testé les six heures d’allemand à partir de 1991. L’enseignement comportait trois heures de langue allemande et trois heures d’activité en langue allemande.
« Ça s’est mis en place, là où les enseignants étaient volontaires, à tous les niveaux, de la grande section de maternelle au cours moyen 2, sous réserve qu’il y ait une continuité ». ajoute l’inspecteur. L’expérience s’est poursuivie pendant quatre années, les bilans d’étape se sont révélés décevants.
« Nous avons abandonné assez vite. C’était du bricolage. À partir de 1992, le rectorat a mis en place les premiers sites paritaires, 13 heures d’allemand, 13 heures de français », fait valoir Daniel Morgen.
Le système des six heures présentait plusieurs défauts, analyse le professionnel : « La continuité dans la classe supérieure faisait défaut. Il y avait un déficit horaire. Les six heures étaient rarement assurées. Dans les meilleurs cas, on arrivait à quatre heures. Enfin, l’allemand était utilisé pour travailler des disciplines réputées secondaires comme la musique et l’éducation physique, alors qu’il faut travailler en allemand dans des matières comme les sciences ou l’histoire-géographie, si on veut arriver à un bon volume horaire ».
« Le projet du recteur de passer de 12 heures à 8 heures », n’est pas souhaitable, estime l’inspecteur à la retraite, « on casse le système paritaire qui fonctionne plutôt bien à l’école primaire (19 812 élèves concernés) et au collège (3 655 jeunes). Huit heures, c’est un retour en arrière. Quand le budgétaire prime, je suis inquiet ».
Daniel Morgen estime qu’il est d’autant plus important de préserver les douze heures à l’école et au collège, que la voie bilingue ne se poursuit pas au lycée où l’Abibac se substitue à l’enseignement paritaire.
Daniel Morgen estime qu’à partir de la seconde, des séjours de quelques semaines en immersion constitueraient un bon complément à l’Abibac.
L’ancien inspecteur qui se veut avant tout pragmatique, ajouterait bien une dose d’anglais dans le cursus bilingue, par exemple une discipline enseignée dans la langue de Shakespeare.
« Il ne faut pas opposer les deux langues, mais raisonner en terme de complémentarité ».
Daniel Morgen soulève le problème du recrutement : « Si on ajuste le développement du bilinguisme aux enseignants disponibles et capables, c’est mal parti. L’académie de Strasbourg dispose d’un vivier d’une trentaine de professeurs qui ont passé le concours de recrutement spécial langues régionales. C’est insuffisant pour maintenir l’enseignement paritaire. »
La solution ? Recruter des enseignants allemands sur des postes budgétaires français ou passer par des contractuels. « Dans tous les cas, le bon niveau en allemand de l’enseignant est un paramètre incontournable. Le principe, un enseignant, une langue, a lui aussi fait ses preuves ».
par A.M, publié le 08/01/2012
Le 27 mai 2011, le recteur Armande Le Pellec-Muller a proposé aux collectivités territoriales d’Alsace « un modèle progressif » de l’enseignement de l’allemand (8 h) qui se situera entre le modèle paritaire (12 h) et l’enseignement extensif (3 h). Ce modèle complémentaire sera expérimenté à la rentrée 2012-2013 « sur un nombre limité de sites à ouvrir à l’entrée en cours préparatoire ». Un projet qui a provoqué une levée de boucliers de la part d’une douzaine d’associations alsaciennes pour qui la voie paritaire est « le minimum pour l’apprentissage de l’allemand ».
L’objectif du recteur est d’ouvrir plus largement le cursus bilingue. Selon un constat d’étape, l’attractivité de la voie bilingue est insuffisante. La voie paritaire est suivie par 10,5 % des enfants de primaire, 4 % des collégiens et seulement par 2,7 % des lycéens. En outre, cette voie, qui représente un surcoût de 12,5 millions d’euros, profite principalement aux élèves de milieux favorisés et très favorisés. Pour de nombreux parents, ce cursus est « trop académique et intimidant ». Au final, la maîtrise de l’allemand parmi les jeunes inscrits dans les formations professionnelles et technologiques est « insuffisante pour le marché de l’emploi ».
Le modèle progressif (8 h d’allemand) ne remet pas en cause le modèle paritaire (12 h) ni le modèle extensif (3 h), suivi par 73 % des élèves de la maternelle au CM2, assure le recteur. Il s’adresse aux familles dont les enfants ont suivi un enseignement extensif en maternelle, « permettant ainsi aux élèves de CP qui n’auraient pas pu intégrer la filière paritaire de bénéficier d’une exposition accrue à la langue allemande ».
L’apprentissage de l’allemand sera centré sur la langue générale de communication afin de « donner aux élèves des compétences équilibrées, à la fois pragmatiques et linguistiques ». À terme, prévoit le recteur, un plus grand nombre d’élèves, dans une assise sociologique plus large, suivra un cursus complet pour acquérir la maîtrise de l’allemand.
par J.F.C., publié le 08/01/2012