Bientôt plus d’établissements scolaires internationaux pour attirer les entreprises étrangères ?

De nombreux projets sont en cours pour créer des établissements scolaires internationaux afin d’offrir la meilleure éducation aux enfants des cadres étrangers.

Pour inciter les entreprises étrangères à s’installer en France, il faut être en mesure d’offrir aux enfants des cadres des établissements scolaires dignes de ce nom. Mais pour le moment, le ministère de l’Éducation estime qu’il y en a trop peu. L’objectif du gouvernement « est de faire émerger une dizaine de nouveaux établissements, grâce à la création d’un statut sur mesure », révèle Les Echos. Pour s’inspirer, le gouvernement veut prendre exemple sur l’École européenne de Strasbourg. « On a fait une cote plus ou moins bien taillée pour faire entrer l’École européenne dans un schéma typiquement français, raconte Olivier Tedde, son directeur. On a été pionnier, on a essuyé pas mal de casseroles ».

Déjà trois projets bien avancés

Inscrit dans le projet de loi « Pour une école de la confiance » attendu pour février prochain, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer veut créer un statut ad hoc d’établissement public local d’enseignement international. Dans ces nouveaux établissements, les élèves seront accueillis de la maternelle au lycée et ils pourront choisir de passer le bac international ou le bac général. Dans le même temps, ils seront préparés au diplôme ou à la certification qui leur permettra d’accéder à l’enseignement supérieur dans un autre pays.

Parmi la dizaine de projets lancés, trois sont déjà bien avancés et une nouvelle école européenne ouvrira ses portes en septembre prochain, à Courbevoie, près de Paris. Une autre verra le jour à Lille puis à Marseille et enfin à Lyon un peu plus tard. Ces établissements pourront recevoir des fonds privés, mais resteront publics et gratuits. « Cela facilitera la question du financement pour soutenir des projets internationaux qui mobilisent plus de moyens et de ressources au vu de la place des langues », estime dans Les Échos Sophie Béjean, rectrice de Strasbourg.

Concernant le recrutement des professeurs, ceux-ci devront être capables d’enseigner dans une langue étrangère. Comme « il est difficile de recruter un enseignant allemand comme contractuel à 1.600 voire 1.400 euros par mois, alors que les salaires allemands et luxembourgeois sont bien plus élevés », rapporte Olivier Tedde, le nouveau statut permet d’ouvrir la voie au recrutement de « professeurs associés disposant de qualifications spécifiques ».

Commentaires fermés.